Romain Wisniewski

Romain Wisniewski, né le 30 octobre 2004 à Gien (Loiret), est un photographe documentaire français. Nourrie par une double formation en histoire et en sociologie, sa pratique se concentre sur l’observation visuelle des sociétés européennes contemporaines.

Romain Wisniewski, né le 30 octobre 2004 à Gien (France), est un photographe documentaire et étudiant chercheur diplômé en histoire et en sociologie à l’université de Tours. Il travaille depuis 2022 sur la représentation de l’espace public en photographiant la société pour en garder un témoignage pour les générations futures.

Enfance et origine

Romain Wisniewski naît à Gien en 2004. Une petite ville du centre de la France, notamment connue pour sa faïencerie. Il grandit à Châtillon-sur-Loire où il effectue sa scolarité jusqu’à la troisième. Il enchaîne ensuite dans le lycée général Bernard Palissy. En classe de première, il suit les spécialités histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP), sciences économiques et sociales (SES) et humanités, littérature et philosophie (HLP) ; en terminale, il conserve HLP et HGGSP. C’est par ailleurs en classe de terminale, lors d’un voyage en Allemagne, qu’il prend en mai 2022 la photographie « Berlin ».

En septembre 2022, Romain Wisniewski entre à l’université de Tours. Il entame alors une licence de géographie qu’il ne termine pas, préférant se réorienter dans une double licence d’histoire et de sociologie. Cette formation, couplée à sa pratique naissante de la photographie, ajoute une dimension intellectuelle à la dimension artistique. Il ne se contente plus de vouloir faire du beau, il cherche à raconter des histoires.

Débuts en photographie

En août 2022, il arrive seul à Tours dans un petit appartement sans Internet. Pour passer le temps avant la rentrée, Romain télécharge en amont sur Arte.tv quelques documentaires. Parmi eux, À la recherche de Vivian Maier, et un autre sur Guy Bourdin. Romain Wisniewski dira qu’il avait enfin compris que les gens dans l’espace de tous les jours pouvaient aussi raconter des histoires. C’est ainsi, comme à sa grande habitude, qu’il va se renseigner sur le sujet en profondeur. Il découvre ainsi le travail d’Elliott Erwitt, Sabine Weiss, Robert Doisneau, Willy Ronis, et observe avec minutie.

Un après-midi, en balade dans Tours, il s’essaie à l’exercice, sans pour autant être satisfait du résultat. Il ne se résout pour autant pas à arrêter et part une journée à Paris le 19 novembre 2022. C’est ce jour-là que seront prises quelques-unes des photographies qui font partie intégrante de sa collection.

À son retour, il présente un peu par hasard son travail à ses parents qui trouvent cela beau. Romain Wisniewski n’arrête ainsi pas l’exercice et développe ses perspectives et se rend une dizaine de fois à Paris en 2023. Il ne prend parfois qu’une photographie, parfois une vingtaine, mais il persiste dans la démarche.

Romain l’assume, il n’a jamais suivi une formation en photographie. La seule chose qui l’a aidé, c’est sa double licence d’histoire et de sociologie, qui lui a permis de prendre du recul sur les sujets capturés et de ne pas laisser paraître de jugement sur les situations photographiées. Pour autant, il s’accorde quelques traits d’humour ou un regard poétique sur certaines situations.

Formation

Il entame en septembre 2023 une double licence en histoire et en sociologie à l’université de Tours. Cette formation constitue une opportunité de maîtriser deux méthodologies et d’obtenir en trois ans, deux diplômes. Il choisit d’abord la formation pour la sociologie et garde l’histoire comme un petit complément en plus, avant de préférer les cours en histoire face à ceux de sociologie.

Durant les trois ans de sa formation, il s’engage comme représentant étudiant. Il défend l’ensemble de sa promotion et prend position, notamment contre l’extrême droite.

En janvier 2026, il lui est proposé de réaliser l’affiche d’un colloque intitulé « territoire et face à l’extrême droite » organisé à Paris au campus Condorcet (Aubervilliers). Il se met au travail et choisit la photographie prise en 2024 « il se voyait déjà en haut de l’affiche ». La photographie représentant Jordan Bardella, figure de l’extrême droite française, tagué sur une affiche électorale. Le colloque a lieu le 11 juin 2026, Romain y est invité à assister aux discussions.

En septembre 2026, il débute un master en histoire contemporaine des cultures européennes à l’université de Tours. Le thème choisi porte sur la micro-histoire et sur le point de vue des Tourangeaux sur la délégation de Tours entre septembre 1870 et février 1871. Le mémoire est encadré par Stéphanie Sauget.

Définition de sa pratique

Il définit son approche de la photographie comme documentaire et sociale. Il développe en précisant ce vouloir de créer un ensemble de photographies avec une diversité de points de vue pour rendre compte des années 2020 avec la plus grande objectivité possible pour les générations futures.

Il photographie principalement les individus qui composent la ville ou l’espace. Cependant, il diversifie son approche et ne reste pas cantonné à une seule thématique. La photographie « Laponie » est par exemple un paysage urbain, Berlin, bien qu’avec la présence humaine, est davantage une photographie d’architecture et « street art » ou « Vitre brisée » représentent tout autre chose que l’humain. Cependant, la présence humaine reste très marquée dans son travail.

La ville est aussi un arc majeur de son travail. Elle correspond à un ensemble vaste de son travail. Romain Wisniewski évolue énormément dans les grandes villes européennes. Depuis 2023, Romain Wisniewski a visité 17 villes européennes.

En 2023, il parcourt, lors d’un premier grand voyage, les villes de Londres, d’Amsterdam, de Copenhague et de Berlin. Ce premier voyage est une immersion dans la culture européenne et un regard nouveau de l’auteur sur le monde qui l’entoure. Romain Wisniewski reproduira ce schéma en 2024, 2025 et 2026 en Europe. Il voyage en bus et en train tout en dormant dans ces véhicules. L’objectif est de diminuer les coûts. Ces voyages lui font aussi prendre conscience d’un certain nombre d’enjeux sur la société européenne. À Tallinn par exemple, Romain Wisniewski se rend compte de la peur du retour de la guerre dans un pays frontalier de la Russie.

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